Votre élue

Maire de Villiers-le-bel entre 1988 et 1997, Raymonde Le Texier a mené parrallèlement une carrière politique et professionnelle. Responsable d'un service chargé de l'adolescence en difficulté durant plus de vingt ans, elle a successivement été conseillère régionale, maire et députée. Elle est aujourd'hui sénatrice et conseillère générale du canton d'Arnouville-lès-Gonesse et de Villiers-le-bel.

Un blog pour quoi faire ?

Sur ce blog mes réactions à l'actualité mais aussi quelques unes de mes interventions dans le cadre de mes mandats au sénat et au conseil général.

N'hésitez pas à réagir,

Très cordialement

Raymonde Le Texier
contact@raymondeletexier.net

Vendredi 30 novembre 2007
Si je rappelle ici que je suis élue de Villiers-le-Bel depuis 30 ans, personne ne sera surpris par l’objet de ma question.
 
Monsieur le Premier Ministre, vous êtes venus à plusieurs reprises à Villiers-le-Bel, ainsi que Madame Alliot-Marie. Vous avez vu une ville dévastée, des écoles, des commerces et une bibliothèque brûlés, les policiers et les pompiers pris pour cible. Vous avez rencontré deux familles qui pleurent leurs enfants.
 
Tandis que d’aucuns étaient sincèrement bouleversés par la mort de leurs deux amis ; d’autres laissaient libre cours à leur haine et utilisaient ce drame pour justifier destruction et agression. Le déchaînement de la violence a atteint un niveau inouï et plusieurs dizaines de policiers en ont été directement victimes. Nous condamnons tous cette brutalité sans nom.
 
Mais au-delà de ce constat, ce qui nous explose au visage est la conséquence d’un abandon. Dans nos quartiers vivent 6 millions de personnes, 10% de la population, et c’est là où se cumulent toutes les difficultés et toutes les impasses de notre société. Ces quartiers sont depuis bien longtemps des ghettos où jamais ne se concrétisent les promesses de notre pacte républicain.
 
Certes cette semaine, pendant les émeutes, l’Etat était présent et le déploiement considérable des forces de police a été déterminant dans l’arrêt des violences. Mais au quotidien, la République a déserté et ce constat n’est pas récent.
 
L’image des banlieues suscite le rejet alors même que c’est le désespoir et le sentiment d’être méprisé qui alimente la colère, nourrit la haine et attise la violence.
 
Les émeutes de 2005 n’ont rien changé. Certains jeunes qui n’ont depuis bien longtemps plus d’horizon, n’ont maintenant plus de limite.
 
Pourtant, les Maires de villes de banlieues ont depuis longtemps préconisé des solutions concrètes. Ici, au Sénat, droite et gauche rassemblés, nous avons travaillé dans le cadre d’une mission d’évaluation des politiques de la ville. Nous nous sommes retrouvés sur un diagnostic commun et sur des propositions d’action.
 
A l’époque nous étions plusieurs à dire « Ne croyez pas que novembre 2005 est derrière nous, il est toujours devant nous » parce que le niveau d’échec scolaire désespère les familles et fait fuir celles qui le peuvent, accentuant l’effet ghetto. Parce que le niveau de chômage et de discrimination à l’embauche renforce encore le sentiment de rejet. Parce que la concentration des familles les plus fragiles dans les mêmes lieux entraîne tout le monde vers le bas.
 
Monsieur le Premier ministre, Il n’est pas utile aujourd’hui de parcourir à nouveau l’ensemble du territoire comme si nous manquions d’informations et d’outils d’analyse. Le travail est déjà fait, le diagnostic est posé, les actions concrètes à mettre en oeuvre sont identifiées. Ne manquent que la volonté et les moyens.
 
Afin de rétablir les fondements de la République et de dégager des perspectives d’espoir pour ces 6 millions d’habitants, êtes vous prêt à écouter enfin les maires de ces communes ?
par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Vendredi 9 novembre 2007

Raymonde Le Texier a interpellé la ministre de l'économie et des Finances, madame Christine Lagarde, sur ses déclarations, suite à l'envolée des prix du pétrole, le 8 novembre au sénat à l'occasion des questions d'actualité. Nous connaissons tous les difficultés qu’occasionne au quotidien un réseau de transport en commun dont les dysfonctionnements deviennent de plus en plus lourds à gérer (les usagers du RER A et D, comme ceux de la gare du nord et de St Lazare en connaissent quelque chose). Nous savons tous que l'absence de liaison transversales adaptées en région parisienne rendent souvent indispensable l'usage de la voiture pour aller travailler (c’est notamment le cas dans l'est du val d'Oise pour tous ceux qui souhaitent accéder au plus gros bassin d'emploi qu'est Roissy). Il est choquant de voir qu'interpellée sur les conséquences sur le pouvoir d'achat d'une telle explosion des prix à la pompe, la ministre de l'économie se contente de demander aux Français de changer de comportement. Une telle culpabilisation est d'autant plus choquante que ce n'est pas par facilité qu'en banlieue par exemple les habitants utilisent leur voiture, mais le plus souvent par nécessité.

Texte de l'intervention : Ma question s’adresse à Madame la Ministre de l’Economie. Les Français trouvent l’essence trop chère. « Qu’ils utilisent leurs deux pieds et leurs deux roues » Voici Madame votre réponse, telle que nous avons pu la lire récemment. Venant de quelqu’un qui ne se déplace qu’avec une voiture et un chauffeur, la leçon est quelque peu déplacée, voire indécente. L’augmentation du prix à la pompe représente, pour le budget des ménages, une charge qui s’ajoute à l’explosion du montant des loyers, à la hausse des prix de consommation courante et à laquelle viendront s’ajouter demain les franchises médicales ; le tout dans un contexte de stagnation salariale. Sans doute, Madame, vous a-t-il échappé que les plus modestes et les classes moyennes sont contraintes à habiter de plus en plus loin du cœur des villes. Pour ceux-là, la voiture est, la plupart du temps, indispensable, que ce soit pour faire ses courses, amener un enfant à la crèche, les autres à l’école et surtout pour se rendre à son travail Vous semblez également oublier que le pétrole ne sert pas uniquement à se déplacer, mais aussi à se chauffer. Ce sont des millions de personnes qui vont voir leur facture de chauffage ou leurs charges locatives s’accroître. Mais peut-être à celles-là, allez vous conseiller de tricoter des pull-overs. C’est chaud, c’est doux, c’est écologique et ça occupe. Confronté à l’envolée des prix du pétrole en 2000, pour épargner le budget des Français, Lionel Jospin, avait instauré la TIPP flottante. Dans une situation similaire, que fait le gouvernement… Rien ! « Nous évoluons avec des contraintes financières qui ne nous permettent pas d’écraser les sources de revenus pour le budget de l’Etat » dites vous. Pourtant, c’est ce même gouvernement qui a fait, cet été, 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus privilégiés. C’est ce même gouvernement qui, face au déficit de la sécurité sociale, ose à peine taxer les stocks options, se privant d’une recette évaluée à 3 milliards d’euros. Confrontée à la réalité, la droite décomplexée montre son vrai visage : mépris des citoyens, indifférence face à l’injustice, inaction face aux inégalités. Quant à l’amélioration du pouvoir d’achat, avec une augmentation de salaire de 173%, le Président Sarkozy est bien le seul à voir se concrétiser le slogan « travailler plus pour gagner plus. » Ma question est simple : Si l’amélioration du pouvoir d’achat est une priorité pour ce gouvernement, quand passerons nous des rodomontades du Président et des leçons de morale déplacées de ses ministres aux actions concrètes ?

par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Mercredi 19 septembre 2007
« Monsieur le Président, Madame la Ministre, chers collègues,
 
Madame la ministre, je vous ai écouté avec attention mais j’ai également écouté avec attention le discours que vous avez précédemment présenté à l’Assemblée nationale. Il était plus explicite que celui que vous avez tenu devant nous, il l’était même sans doute trop et une plume plus expérimentée en a corrigé les aspérités tant il révélait toute l’idéologie qui sous-tend votre démarche : Vous dites vouloir « réhabiliter la valeur travail ». Mais dans le texte que vous nous proposez, le travail est en réalité le grand absent. Il ne sert qu’à masquer vos objectifs réels : l’instauration du bouclier fiscal et l’exonération des droits de succession. C’est d’ailleurs si clair que la presse ne s’y est pas trompée, elle a rebaptisé votre loi : « paquet fiscal ». Bien vu.
 
Tout au long de votre intervention, force est de constater que le travail n’est encensé que pour stigmatiser le salarié, dont la paresse est censée être la cause principale de ses difficultés comme de celles que traverse le pays. Le fumeux « travailler plus pour gagner plus » illustre parfaitement cette vision.
 
C’est ainsi, qu’à vous entendre, madame la ministre, le monde du travail et un pays merveilleux ou par l’accomplissement de soi, on atteint à la réussite, un monde qui met «  l’ensemble des professions sur un pied d’égalité : le grand patron comme le petit employé savent l’un et l’autre ce qu’est « une grosse journée de travail »  avez-vous dit. Dommage que leur feuille de paye n’en tienne pas compte et que la journée du petit employé vale 300 fois moins que celle du grand patron (sans tenir compte bien sûr des stocks options). L’égalité a ses limites, votre cynisme lui n’a pas de bornes.
 
A l’assemblée nationale, vous avez déclaré  « J’entends dire parfois à propos du travail et de la concurrence qu’il engendre que c’est la guerre de tous contre tous. Voilà un véritable contresens, car à la guerre le plus fort soumet le faible tandis que dans les rapports de travail, le plus fort communique sa force au plus faible. » Franchement Madame, on frôle le ridicule et l’actualité hélas oppose un démenti cruel à cette vision idyllique : le technocentre Renault à Guyancourt a connu trois suicides coup sur coup. Il y a quelques jours, un ouvrier s’est pendu sur son lieu de travail à l’usine Peugeot de Mulhouse ; c’est le sixième suicide qui frappe le groupe en 2007. La centrale EDF de Chinon a vu, elle, 4 ouvriers mettre fin à leurs jours en deux ans. Bien sûr les causes d’un suicide sont multiples, mais la récurrence du phénomène est significative et traduit la violence du critère de rentabilité quand il devient l’unique référence pour organiser la vie au travail.
 
A Mulhouse, pour certaines activités, le nombre de salariés a été divisé par quatre avec une même productivité demandée. Chez IBM, le rapport des médecins du travail livre « une photographie glaçante du mal être au travail » : Course à la productivité, pression accrue aux résultats, harcèlement moral, individualisation des carrières, multiplication des objectifs parfois contradictoires…
 
On est bien loin de votre utopie, Madame la ministre, mais sans doute plus prés du quotidien de millions de salariés.
 
Vous dites encore Madame la Ministre que « pendant que nous voguons sur nos vagues à l’âme », « les hommes et les femmes de l’Inde, de la Chine, du Brésil ou de l’Afrique du Sud ne ménagent pas leur peine ». Ils la ménagent tellement peu Madame, qu’ils vont jusqu’à faire travailler les enfants dès l’âge de 4 ans. A vous entendre, on pourrait croire que si les entreprises délocalisent dans ces pays, ce n’est pas uniquement parce que les salaires sont dérisoires, la protection sociale inexistante et le droit du travail absent ; mais parce qu’au moins, là-bas, quand on est exploité, on dit encore merci.
 
Selon vous toujours: « L’égalité des chances nous offre à tous les mêmes outils pour réussir, le travail nous départage et entre l’égalité de tous sur la ligne de départ et les performances de chacun à l’arrivée, le travail fait de l’individu le seul responsable de son propre parcours ». A bon entendeur salut ! Vous êtes pauvres, c’est parce que vous êtes fainéant ! Vous êtes chômeurs, c’est de votre faute ! Vous n’êtes pas millionnaire, pourtant vous aviez au départ les même chances que les autres d’y arriver, il suffisait de décroiser les bras !
 
Vous ignorez visiblement, Madame, qu’on ne peut parler d’égalité sur la ligne de départ quand certains font la course en moto tandis que les plus nombreux la font à pied et un nombre conséquent en traînant des boulets. Il a dû vous échapper que, dans notre pays, le mérite explique moins les résultats à l’arrivée que l’origine sociale.
 
Nous vous avons également entendu dire : « La France est un pays qui pense, assez pensé, assez tergiversé : retroussons tout simplement nos manches ! ». Et pourtant, si la destinée du bœuf est de porter le joug, celle de l’homme a toujours été de penser sa condition. C’est le genre de détail qui nous distingue de l’animal.
 
D’après vous enfin, cette loi, consiste « à valoriser tout au long de leur vie, depuis leurs études jusqu’à l’organisation de leur succession, les femmes et les hommes de France les plus courageux et les plus entreprenants. » et de citer des exemples : pour vous, Madame la ministre, quand on parle de patrimoine, l’exemple de base c’est un patrimoine de 800 000 euros, soit celui transmis par les 5% des français les plus riches.
 
Un tel montant est-il le fruit d'une vie de labeur ou plutôt l’héritage de successions ou de donations passées? Les études le montrent : Lorsque des parents sont deux fois plus riches que la moyenne de leur génération, leurs enfants sont en moyenne une fois et demi plus riches que leurs contemporains et on retrouvera les même écarts à la génération suivante. Grâce à vous, le phénomène devrait encore s’accentuer.
 
Quelle escroquerie que de faire croire qu’une telle loi vise à protéger le fruit de « toute une vie de labeur » quand elle ne sert que les plus privilégiés.
 
Alors que vous justifiez toutes vos mesures par la nécessaire revalorisation du travail, vous ne favorisez qu’une économie de rentiers et le travail n’est abordé, ici, que par le biais des heures supplémentaires.
 
Vouloir faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, dans un pays qui compte des millions de chômeurs et de salariés à temps partiel est une aberration économique ! Ne penser l’augmentation du pouvoir d’achat que via les heures supplémentaires et mettre fin ainsi toute politique de revalorisation des salaires est une aberration sociale !
 
Surtout quand on sait que  ce ne sont pas les besoins des salariés qui déterminent la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires, mais bien le carnet de commande du patron. Défiscalisation ou pas.
 
Si le salarié croit vraiment améliorer son pouvoir d’achat par ce biais, le retour à la réalité risque d’être cruel. Augmenter son salaire grâce aux heures supplémentaires n’offre aucune garantie dans la durée, ne permet pas de compter sur cette rentrée d’argent pour faire des projets, pour investir. C’est un complément de salaire aléatoire, fluctuant, non garanti et qui ne sera pas pris en compte pour le calcul de la retraite ou du chômage.
 
Et si cela devientla seule manière d’augmenter aujourd’hui les salaires, on court le risque de voir les cadences de travail devenir de plus en plus infernales avec les conséquences que l’on sait pour la santé et la sécurité des salariés. Le tout, bien souvent, pour un salaire qui, heures supplémentaires comprises, ne nous ferait peut-être pas sortir de notre lit le matin, Madame la Ministre.
 
Si votre objectif est réellement de revaloriser le travail, commencez donc par le payer. Et ne faites pas semblant d’ignorer, qu’aujourd’hui, un grand nombre d’heures supplémentaires ne le sont pas. Au nom de la survie de leur boîte ou simplement de l’impossibilité de se les faire payer, nombre de salariés ne touchent qu’une partie des heures supplémentaires effectuées.
 
Enfin, Madame, parce que vous êtes ministre et que vous ne pouvez plus rester dans l’ignorance, je vous invite moi aussi à vous rendre Gare du Nord, non pas comme vous l’avez proposé dans votre discours à l’Assemblée Nationale « à la sortie de l’Eurostar ou du Thalys, pour voir arriver tous ces exilés fiscaux, banquiers à la City ».
Je vous propose de descendre 2 étages plus bas, au départ des trains de banlieue. Ceux-là même que j’ai empruntés pendant les 40 ans de ma vie professionnelle. Vous apprendrez beaucoup plus des réalités de votre pays en voyant tous ces gens qui rentrent, épuisés, d’un travail qui ne leur permet souvent même pas de subvenir correctement aux besoins de leurs enfants.
 
Comme chacun ici j’aimerai que « le travail paie selon le mérite ». Cette loi est cependant à mille lieues d’en tracer le chemin. Votre « paquet fiscal », Madame la Ministre,  n’est pas un cadeau pour notre économie, il est coûteux, inégalitaire, dangereux pour les comptes publics et sans effet sur la croissance. Nous sommes un certain nombre ici à penser qu’il faudrait donner du capital public à ceux qui n’ont pas de capital privé. Mais, une fois de plus, à travers ce texte, ce gouvernement ne fait que donner plus, à ceux qui ont déjà tout et il est de notre devoir de le combattre.
par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Mercredi 6 juin 2007

« Le 10 juin vous élirez votre député. En votant, vous choisirez l’avenir que vous souhaitez pour votre territoire.

Le 10 juin, c’est à Dominique Strauss-Kahn que j’accorderai ma confiance. Je le connais bien : Il a toujours répondu présent quand nous avions besoin de lui et je sais tout ce que notre territoire lui doit.

Il a choisi d’être élu en banlieue, parce qu’il veut être utile là où il y en a le plus besoin. Il a choisi d’être notre député parce qu’il veut être aux côtés de ceux qui connaissent les plus grandes difficultés.

Voter pour un député de la stature de Dominique Strauss-Kahn, c’est peser dans les débats et faire bouger les choses sur le terrain. C’est exister à l’Assemblée Nationale et agir pour notre canton.

Avec lui, notre voix sera entendue et notre parole comptera.

Je compte sur vous pour qu’à Arnouville et à Villiers nous fassions mentir les sondages qui pronostiquent une démobilisation des électeurs.

Dès le 10 juin, votez ! votez Dominique Strauss-Kahn !

 

par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Jeudi 19 avril 2007

Dans le numéro 8 de Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy, en affirmant que « la part de l’inné est immense » et que l’on « naît pédophile » fait de la génétique la clé du comportement et de la destinée humaine.

 

Je suis socialiste parce que je crois en l’homme.

 

Croire que l’homme se définit d’abord par ses choix, son éducation et son environnement plutôt que par son héritage génétique, c’est croire en sa capacité à agir sur lui-même et sur le monde, c’est croire en sa liberté et en appeler à sa responsabilité, c’est en faire un acteur et non le réduire à un simple produit.

 

En revanche, restreindre l’homme au déterminisme génétique, c’est lui ôter toute la dimension de la conscience, l’enfermer dans son hérédité  et nier sa capacité à choisir son destin et à construire sa vie.

 

Dans l’éternel débat entre l’inné et l’acquis, je me tiens résolument du côté de l’acquis.

 

En effet, du regard porté sur l’homme découle la vision que l’on a de la société et du rôle du politique. Si l’homme est pré-déterminé alors à quoi bon investir dans l’éducation, à quoi bon se battre pour plus d’égalité, plus de justice puisque les différences sociales ne sont que la conséquence de ces inégalités génétiques contre lesquelles il n’y a pas de remède. Qu’importe nos choix de société si le hasard de la naissance conditionne tout l’avenir .

 

Derrière le discours de Sarkozy, c’est une société de castes qui se profile, une société où les qualités d’un être ne se mesureront pas à ses actes, mais seront fonction de son héritage. Nul ne choisira sa vie, on héritera simplement de sa position. Il n’y aura plus d’individus avec leur histoire et leur part de libre arbitre, seulement des « fils de … »

 

C’est contre cette société-là que les socialistes se sont toujours battus, c’est contre cette société-là que je me battrai toujours.

par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Mercredi 20 décembre 2006
Quand des médecins refusent de soigner les bénéficiaires de la CMU et de l’AME
 

Certains médecins refusent de soigner les bénéficiaires de la CMU ou de l’AME. Voilà ce que constate le Fonds CMU et ce qu’a vérifié par testing Médecins du Monde. Lier droit à la santé et situation sociale est choquant, c’est contraire à l’idéal humaniste, à l’esprit de notre protection sociale et à la déontologie médicale. Que cela puisse se faire tranquillement, sans susciter d’indignations, ni interroger sur les valeurs de notre société, montre bien à quel point les inégalités sociales ne sont plus vues comme des injustices à combattre, mais comme des charges que l’on rechigne à assumer.

 

La CMU et l’AME ont été créées pour permettre aux plus démunis d’avoir accès aux soins, pour que le filet de sécurité qu’est notre système de protection social puisse s’étendre au plus grand nombre. La solidarité, alors, ce n’était pas un mot creux et la CMu en fut un bel exemple.

 

Mais, aujourd’hui, face à la mère qui ne peut trouver un rendez-vous chez un spécialiste ou qui voit refuser un soin dentaire à son enfant parce qu’elle est bénéficiaire de la CMU , je me dis qu’il ne suffit pas d’avoir des droits, encore faut-il qu’ils soient défendus. Encore faut-il que ceux qui en sont les garants les fassent vivre, dans la lettre et dans l’esprit.

 

Face à une telle injustice, nul ne devrait rester silencieux. Or, le Conseil de l’ordre des médecins reste indifférent à ces questions, quant au gouvernement, il se garde bien de dénoncer le phénomène et ne veut pas prendre de sanctions. Je ne pouvais me taire devant une situation qui bafoue à la fois la dignité des individus et les valeurs de notre République. C’est pourquoi j’ai choisi d’interpeller le gouvernement sur ce problème.

Voici ci dessous la question d'actualité que j'ai posée le 14 décembre dernier ainsi que la réponse du ministre.
 

« Le résultat d’une enquête commandée par le Fonds CMU indique que « 41% des spécialistes, 39% des dentistes refusent de recevoir des patients bénéficiaires de la CMU  . Un testing de Médecins du Monde confirme ce résultat et précise que : « 40% des généralistes rejettent les bénéficiaires de l’AME. » Les médecins du secteur 2, à honoraires libres, éconduisent deux fois plus souvent ces patients que ceux du secteur 1.

 

La Cour des Comptes a consacré un chapitre entier au refus de soin dans son rapport sur la sécurité sociale.

 

Martin Hirsch, président d'Emmaüs France a déclaré : «C'est la question  la plus anti éthique qui soit :  Comment peut-on laisser faire ça ? »

 

  La Fédération de France des Hôpitaux en appelle à l’Ordre des Médecins pour que soient mis en œuvre « un dispositif et des sanctions pour faire cesser des méthodes qui bafouent nos principes républicains. »

 

Quant à la HALDE , elle a interpellé le ministère de la santé afin qu’il prenne  les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces discriminations.

 

 En France, le refus de soins concerne potentiellement  4,8 millions de personne.

 

Selon médecins du Monde, les plus pauvres sont de plus en plus malade et de moins en moins soignés. Si nul ne veille au respect des droits des bénéficiaires de la CMU et de l’AME, les choses ne risquent pas de s’arranger.

 

Personne ne peut plus ignorer ce phénomène. Face à ces discriminations, ouvertement assumées par de plus en plus de praticiens, la passivité du Conseil de l’Ordre, comme la tolérance des pouvoirs publics, est plus que choquante.

 

Monsieur le Ministre, des droits sont bafoués, des hommes sont humiliés, notre système de protection sociale est nié et, à ce propos, nul ne vous entend. Or vous ne pouvez  ignorer ce problème puisque dès mars 2004, une étude émanant de votre ministère notait que « 15% des bénéficiaires de la CMU avaient essuyé un refus d’un professionnel de santé».

 

Faute de réaction de votre part, la situation s’est aggravée.

 

Monsieur le Ministre, comptez-vous rappeler au Conseil de l’Ordre des médecins l’existence d’une déontologie médicale et ramener ces professionnels à leurs devoirs ? Veillerez vous à renforcer les contrôles des praticiens et à mettre en œuvre des sanctions adéquates lorsqu’ils oublient le serment d’Hippocrate ?

 

Que comptez vous faire, Monsieur le Ministre, pour que, chez nous, les inégalités sociales ne mettent en péril un droit essentiel pour chacun : le droit à la santé. »

 

M. Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités. Madame le sénateur , vous connaissez pertinemment ma position sur ce sujet, car vous avez vous-même participé activement aux débats sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

Par ailleurs, hier, j'ai rendu public le rapport que j'avais demandé à M. Chadelat, président du Fonds de financement de la CMU. J'ai indiqué très clairement que les treize propositions qu'il m'a faites seront mises en pratique, soit dès maintenant, soit à partir de la semaine prochaine, moment auquel je réunirai tous les acteurs de ce dossier au ministère de la santé et des solidarités. Cependant, disons les choses très franchement. La CMU existe depuis 1999 ; si vous lisez bien le rapport de M. Chadelat, vous constaterez qu'il indique que le dispositif ainsi mis en place n'avait pas évité ce risque de dérive.

 

Il est une chose de dire que c'est inadmissible - et il n'y a aucune ambiguïté sur ce point -, mais, au-delà de l'indignation, que nous partageons, il faut aller plus loin et apporter une réponse d'ensemble, globale et durable.

 

Rien ne peut excuser l'attitude de ces médecins, mais derrière quels arguments se retranchent-ils aujourd'hui pour agir ainsi ? Il faut savoir que, dans de nombreux cas, certains professionnels de santé qui reçoivent un patient titulaire de la CMU hors parcours de soins sont eux-mêmes pénalisés. Certes, cela n'excuse rien, madame le sénateur , mais ce fait peut parfois expliquer que l'assurance maladie doive prendre sa part de responsabilité.

 

Nous devons, par ailleurs, délivrer le plus rapidement possible la carte Vitale aux titulaires de la CMU, afin qu'ils n'attendent pas plusieurs semaines, comme c'est le cas aujourd'hui. Il faut aussi que ces patients choisissent le parcours de soins. En effet, il est clairement indiqué dans le rapport Chadelat que, lorsqu'un patient bénéficiaire de la CMU est dans le parcours de soins, il ne subit pas de restrictions. Ce sujet doit nous rassembler les uns et les autres.

 

Madame Le Texier , selon vous, 4,8 millions de personnes seraient susceptibles d'être concernées par un refus de soins. Je m'inscris en faux contre cette affirmation. Potentiellement, dans notre pays, toute personne peut, pour une raison ou pour une autre, à un moment donné, se voir opposer un refus de soins si nous ne veillons pas à empêcher toute dérive en la matière. Le Conseil national d'éthique l'a indiqué très clairement.

 

Le sujet qui nous occupe relève, bien évidemment, de l'éthique, mais je ne veux pas que soient pris des prétextes techniques ou autres afin de justifier le refus d'accès aux soins.

 

J'ai déjà pris mes responsabilités à l'égard des dentistes. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, madame le sénateur , mais, voilà de nombreux mois, un syndicat dentaire avait donné un mot d'ordre tendant à traiter les patients bénéficiant de la CMU bien après les autres. Au-delà de l'indignation qu'une telle mesure a soulevée, dans la journée, mon ministère a fait retirer ce mot d'ordre.

 

Cependant, j'ai voulu analyser la situation. En réalité, à l'époque, les pouvoirs publics n'avaient pas accepté de payer le prix de la solidarité et de rémunérer les forfaits CMU versés aux praticiens, comme ils devaient l'être. Depuis, j'ai pris mes responsabilités ; le forfait a été relevé et ce type de problème n'existe plus. Nous faisons donc preuve, en permanence, de vigilance.

 

Dès la semaine prochaine, et non dans trois mois ou dans six mois, je souhaite placer chacun face à ses responsabilités. Vous le savez pertinemment : nous nous mobilisons toutes et tous dans ce domaine. La seule chose qui m'intéresse, au-delà de l'indignation et de l'émotion, est d'apporter des réponses de fond.

 

par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Lundi 23 octobre 2006
Je soutiens Dominique parce qu’il a toutes les qualités que l’on attend d’un dirigeant politique, que l’on demande à un homme d’Etat et que l’on exige d’un Président.
Jacques Chirac a tellement rabaissé la fonction présidentielle, qu’on a le sentiment, à la limite, que n’importe qui pourrait faire l’affaire.
Pourtant, plus que jamais, il faut un Président à la France. Notre monde est fragile, notre modèle est menacé et nos repères, bouleversés. Les inégalités ne cessent de s’accroître, l’espoir perd du terrain et l’avenir fait peur.
Face à ces défis, celui qui tracera le chemin doit être non seulement le plus brillant - ce que personne ne conteste s’agissant de Dominique- mais il doit être également visionnaire, créatif, expérimenté et crédible.
Visionnaire parce que notre société est à réinventer ; créatif, parce qu’il n’est plus temps de se plaindre de notre situation économique et sociale, mais urgent d’agir pour la changer ; expérimenté, parce que l’état de notre pays ne permet pas l’amateurisme et que la connaissance est gage de succès ; crédible enfin, parce que face aux tensions internationales, il faut un dirigeant connu et reconnu, respecté à l’étranger et apprécié de ses interlocuteurs.
A ce portrait de Dominique, j’ajoute encore une dimension, celle de la pratique. Il veut se battre pour que les inégalités de naissance ne se transforment pas en inégalités de destin, pour que notre société redevienne celle de l’égalité des possibles. Pour cela, il sait qu’il faut un Président qui mette les mains dans le cambouis, qui ne se contente pas d’arbitrer mais qui agisse. Parce qu’il n’a pas le goût du pouvoir, mais qu’il possède le sens des responsabilités, il sera le Président du changement et du renouveau
Pour ceux qui seraient encore indécis, je leur recommande de ne se laisser influencer ni par les sondages, ni par les pressions mais de se regarder vivre, de regarder les autres autour d’eux, d’évaluer les défis de la société et les projets de ceux qui les sollicitent. C’est en conscience qu’il faut choisir, non en anticipant les choix d’une opinion publique que l’on sent versatile et que l’on sait inconstante.
Désigner son futur président, ce n’est pas accompagner une vague médiatique, mais montrer les priorités, tracer un chemin, choisir un avenir. C’est dessiner le visage de la France de demain. Ici, il ne s’agit pas seulement de gagner, il faut aussi durer. A la différence d’un 100 mètres, une élection, ce n’est pas un aboutissement mais un départ. Une fois remportée, le plus dur reste à faire : encore faut-il que cette victoire soit utile, au pays, aux Français et au parti.
Etre Président, ce n’est pas satisfaire un désir, c’est mettre en acte une volonté.
par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Mercredi 27 septembre 2006

J'ai eu l'occasion lors de la journée parlementaire socialiste de Nantes le 20 septembre dernier de préciser quels sont selon moi les enjeux pour les villes les plus populaires afin de ne pas agraver encore une situation de ghettoisation dont on connaît tous les effets.

Je vous propose de visionner cette courte vidéo que la section socialiste de Nantes a eu la gentillesse de me transmettre en cliquant sur ce lien :

RaymondeLeTexierNantesle20sept2006

 

 

par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Lundi 10 juillet 2006
Vendredi dernier les élus socialistes du conseil général étaient reçus à leur demande par le Préfet du Val d'Oise afin d'évoquer la situation dans notre département des enfants étrangers scolarisés en attente d'autorisation de séjour en France.
Vous pourrez lire ci-dessous les propos que j'ai tenus au nom de mes collègues socialistes du conseil général.
 
Monsieur le Préfet,
 
C’est au nom de tout le groupe socialiste du conseil général, mais plus largement de tous les élus socialistes que je souhaite vous interroger sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : les expulsions des ressortissants étrangers en situation irrégulière, parents d’enfants scolarisés.
 
En France, pays des droits de l’Homme, les images d’une police, arrachant des enfants de leur salle de classe pour les envoyer en centre de rétention, ont rappelé des épisodes sinistres au plus âgés d’entre nous. Mais elles ont aussi réveillé la solidarité et alerté les consciences. Des milliers d’hommes et de femmes se sont mobilisés et organisés pour protéger ces enfants. Ce qui effraie ces hommes et femmes ce n’est pas l’idée de voir régulariser quelques milliers de familles mais l’idée de voir renvoyer des milliers d’enfants vers la misère ou la mort au nom de notre confort personnel ou – pire – pour rassurer un certain électorat.
 
Rappelons que chaque jour dans le monde, 40 000 enfants meurent de faim ou de maladies bénignes que chez eux l’on ne peut pas soigner.
 
Avec deux lois en moins de deux ans sur l’accueil et le séjour des étrangers en France, la situation des immigrés devient de plus en plus difficile et précaire. Espérons que cette circulaire, qui se voudrait « humaine et généreuse », serve à sortir nombre de familles de situations tragiques. Le risque de déstabiliser le pays n’est pas très grand : la loi qui durcit les conditions de vie des étrangers sur notre territoire crée une situation juridique pérenne. Cette circulaire n’est pas un objet qui crée des situations juridiques opposables, elle est de plus ponctuelle et limitée dans le temps.
 
Du 3 juillet au 15 août, les préfectures doivent donc examiner, au cas par cas, les demandes de régularisation de ces familles. Nous tous ici avons des contacts avec les responsables du Réseau Educateurs Sans Frontières, avec les chefs d’établissement dont certains élèves sont menacés d’expulsion, avec les familles concernées, leurs voisins, leurs amis.
 
Nous avons pu constater que cette circulaire vous laissait, Monsieur le Préfet, une véritable marge d’interprétation. Les critères posés par la directive peuvent être objectifs ou complètement flous. Vous avez les moyens de rendre l’espoir à de nombreuses familles, d’ajouter un chapitre heureux dans des histoires souvent douloureuses, de redonner un avenir, à ceux qui redoutent le lendemain. Voilà pourquoi nous souhaitons vous interroger concrètement sur sa portée, comme la façon dont vous allez l’appliquer.
 
Pourriez-vous ainsi nous informer sur le nombre de personnes potentiellement concernées par cette circulaire dans le Val d’Oise ?
Avez-vous un numérus clausus de personnes régularisables ?
Le dispositif fonctionne depuis une semaine, avez-vous une évaluation du pourcentage de familles acceptant l’aide au retour de prime abord ?
Avez-vous une idée du nombre de dossiers remis par jour ?
Vu le nombre de dossiers déjà déposés et encore attendus, pensez-vous être en mesure de tenir les délais de réponse prévus par le ministre (dans le délai d’un mois après réception de la demande et avant la rentrée de septembre) ?
Interprétez-vous les critères contenus dans cette circulaire comme indicatifs, cumulatifs ou séparatifs ?
Quel sens concret donnez-vous à l’exigence de suivi éducatif, de sérieux des études ?
Comment évaluez-vous la contribution des parents à l’entretien des enfants ?
Que faites-vous du cas des enfants qui sont arrivés en France après 13 ans s’ils répondent à un ou plusieurs autres critères de la liste ?
Comment se passe la saisine du médiateur ? Lui envoyez-vous tous les dossiers refusés ? Si non, comment sont choisis ceux qui lui sont adressés ?
Enfin nous souhaiterions un réfèrent à votre cabinet afin que nous puissions être informé sur le traitement des dossiers individuels.
 
par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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Vendredi 2 juin 2006
Demain samedi, le comité de soutien d'Argenteuil à Ingrid Betancourt organise une manifestation pour la libération des étages en Colombie. Retenue en dehors du Val d'Oise, j'ai transmis le message ci-dessous aux organisateurs et je vous encourage à participer à ce moment (MJC d'Argenteuil - 7 rue des Gobelins à 20h30 en présence de Fabrice Delloye, représentant de la famille et de Armand Burguet, Président de la fédération internationale des comités Ingrid Betancourt)
 
"Cela fait plus de quatre ans qu'Ingrid Betancourt et Clara Rojas, sa directrice de cabinet ont été enlevées par les Forces Armées révolutionnaires de Colombie. Plus de quatre ans qu'elles sont les otages de l'idéologie, de la violence, de la bêtise. Plus de quatre ans qu'elles n'ont revu leur famille, leurs amis, leur pays. Plus de quatre ans que ceux qui les aiment souffrent, de leur absence d'abord, mais aussi de l'incertitude de leur sort. Comment se portent-elles, comment sont-elles traitées, ou tout simplement, sont-elles toujours vivantes ?
 
Ingrid Betancourt a été enlevée alors qu'elle était candidate à la présidence de la République colombienne. Des risques, elle en a pris simplement en se présentant. Elle connaissait les dangers qu'elle allait affronter et pourtant elle a choisi d'y aller. Elle s'est dressée contre la corruption, la violence, le népotisme au nom de la liberté, de l?égalité, de la démocratie. Elle s'est battue pour défendre ces valeurs qui font des habitants d'un pays, des citoyens engagés. Elle a fait preuve de courage et de volonté. L'injustice de ce qui lui est arrivée n'en est que plus bouleversante.
 
Dans cette lutte, elle n'a pas été seule. A ses côtés se tenait Clara Rojas. Elle l'a soutenu dans sa démarche politique, elles partagent aujourd'hui la même souffrance.
 
Aujourd'hui cela fait plus de quatre ans que nous espérons son retour, que nous attendons des nouvelles. Et si la mobilisation ne faiblit pas c'est que malgré le temps, l'espoir demeure. Le courage qu'Ingrid et Clara ont montré, nourrit la détermination de tous ceux qui soutiennent leur combat. Elles sont parties défendre la liberté de tous, nous ne cesserons jamais de réclamer la leur."
par Raymonde Le Texier publié dans : raymondeletexier
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